Nom commun: Spitzkopfkorallenschlange, cobra nain d'Afrique du sud, Spitznasenkobra, coral cobra, south african coral snake
Taille: Entre 70 et 80cm
Origine géographique: Afrique du sud
Distribution: Namibie centrale, dans un territoire compris entre l'Angola, et une ligne imaginaire relaiant Lüderitzbucht et Keetmanshoop.
Moeurs et habitats:
Ce serpent, dont la tête n'est pas distincte du cou, aux écailles rostrales typiques des serpents fouisseurs, habite les régions de steppes sèches d'Afrique. Il préfère les régions au substrats meubles, telles que sablonneuses, ou encore de terre légère lui permettant de s'enfouir. C'est un animal avec une coloration de base blanc-gris. La forme nominale de cette espèce (A.lubricus lubricus) tire plus sur le rouge vif ou encore orange, parfois même jaune. Ces "cobras" [ne sont pas des représentants de la famille Naja sp] ont, comme leurs congénères, une pupilles ronde. La sous-espèce que nous maintenons actuellement est la plus grande des sous-espèces. De plus elle se reconnaît à sa tête de couleur noire.
Comme décrit plus haut, ce serpent aux moeurs fouisseuses, est très peu visible dans la nature. En effet, il passe la majeure partie du temps sous-terre. Il ne sort généralement que les nuits les plus fraîches et est actif à partir du crépuscule. Il est réputé de nature assez nerveuse et agressive, ce serpent a tendance dans la nature a prendre la fuite en s'enfouissant, et si acculé, il déploie sa coiffe en soufflant et en tapant souvent à bouche fermée.
Dans la nature, ce serpent chasse généralement la nuit les petits lézards, et également les petits rongeurs. En captivité ces serpents accepteront généralement les petits rongeurs. Il arrive qu'ils ne mangent pas systématiquement, il est alors préférable de leur proposer un choix de proies, allant des souris sous différentes formes (tuées, vivantes, jeunes, poilues ou non, frotées à un lézard) jusqu'aux lézards eux-mêmes.
Dans la nature, cette espèce est soumise à un repos hivernal, à l'inverse des saisons de la région nord de notre hémisphère. Ainsi généralement, durant les mois d'été chez nous, un repos hivernal autour de 20c est observé.
La reproduction donne en moyenne de 3 à 11 oeufs. Les jeunes nouveaux-nés font entre 14 à 18cm de long. Dans la nature ils se nourrissent principalement de lézards et eventuellement de petits rongeurs.
Comme mentionné plus tôt, ce cobra a le comportement typique de ses cousins, à déployer sa coiffe. A l'instar des cobras africains, celle-ci est moins large quand déployée.
Venin:
C'est un venin principalement neurotoxique. Peu de choses sont connues, tout comme il y a peu de cas répertoriés. Cependant des études récentes du Dr. Brian Greg Fry (et al, 2003) ont démontrè que le venin de ce serpent contient des toxines similaires à d'autres espèces de cobras africains, comme Naja pallida. Le venin est donc a considérer comme tout autant toxique que ses congénères, cependant, la masse de venin (humide) délivrée est en moyenne entre 25 et 70mg, ce qui reste plus petit par rapport à la masse délivrée par les plus grandes espèces. La dangerosité reste modérée, tout en sachant qu'elle peut s'avérer fatale. De plus pour cette espèce de cobras, deux cas mortels ont été recensés pour deux enfants en Afrique. Les principaux symptômes seront une douleur locale, un gonflement du membre atteint, eventuellement des migraines, voire des convulsions et une paralysie neurotoxique n'est pas à exclure. Mais comme dit, les effets de ce venin restent méconnus.
Maintenance:
Cette espèce sera maintenue de préférence séparée, de par les risques d'ophiophagie (cannibalisme) pouvant survenir. Le conteneur ne doit pas être très grand (minimum = Exigences minimales requises suivant les législations). Le principal facteur de réussite est un substrat meuble sur une profondeur minimale de 5 à 10cm pour que le serpent puisse s'enfouir. Attention avec cette espèce (tout comme avec tous les fouisseurs) à la propension à l'escapade si le terrarium n'est pas sûr (aucun interstice). Les substrats utilisables sont variés, tourbe mélangé à du sable, terre avec le même mélange, substrat de type copeaux très fins... Le but est qu'il puisse s'enfouir sans problèe. Un bassin d'eau fraîche sera fourni, et autour de celui-ci la terre pourra être légèrement humide. Le reste du terrarium sera sec. La nourriture, si elle n'est pas acceptée de suite, est posée dans le terrarium, et le serpent la prendra généralement dans le calme, ou au crépuscule. Cette espèce se sent à l'aise dans des températures allant de 28 à 30c la journée pour un abaissement à 24-26c la nuit. Il est préférable de leur fournir cette température au moyen de lampes, ceux-ci allant s'enfouir et risquant des problèmes avec les câbles chauffants. l'hiver la température sera plus fraîche (20c en moyenne la journée) sur une période de deux mois.
Reproduction
Les Aspidelaps ont été rejoints avec un âge de deux années et demi.Ils ont été soumis à une période plus fraîche durant laquelle la température a été baissée de 5 à 10c par rapport aux températures estivales. La fréquence de nourrissage a été également diminuée. Après deux à trois mois à ce régime, les animaux ont été bien nourris et mis en commun. Après une à deux semaines ensemble, le mâle a commencé à parader autour de la femelle.
La parade consiste a enlacer la femelle et ensuite venir "sonder" les côtés de celle-ci au moyen de son rostre. Il appuie légèrement sur le flanc de la femelle, en passant la queue sous la sienne et en donnant de légers tremblements sur tout le corps.
Nous n'avons pas pu observer l'accouplement en tant que tel, celui-ci se déroulant vraisemblablement la nuit. Dès l'extinction de la lumière, après un quart d'heure environ, les deux spécimens sortaient, et le mâle commencait à approcher la femelle. Après trois semaines de parades, le mâle a cessé celles-ci.
Environ un mois après la parade, nous avons pu constater la ponte de 11 oeufs dont 9 semblaient féconds.