Vuivra
News
Présentation
Nos serpents
Crotalinae
Viperinae
Bitis arietans
Bitis caudalis
Bitis nasicornis
Bitis rhinoceros
Cerastes cerastes
Daboia russelii
Macrovipera l.obtusa
Macrovipera mauritanica
Vipera a.rufoi
Elapidae
Soins
Infrastructure
Voyage et terrain
Mythes et légendes
Ventes/naissances
Livre d'or
Contacts
Liens
     
 

Daboia russelii russelii  


Nom commun :
Vipère de russell , Kettenviper, Russel's viper, Chain viper  

Taille :
120-140cm, max. 180cm





Distribution géographique :

Asie du sud, inde, Pakistan, Bengladesh et Sri Lanka.



Morphologie :

La vipère de russell est une grosse vipère dont le diamètre atteint souvent la circonférence du bras d’un homme. La tête est large, recouverte de petites écailles et les ouvertures nasales sont particulièrement grandes. La queue et relativement longue et ne permet pas toujours de définir le sexe de l’animal au simple coup d’œil. La sous-espèce Daboia russelii russelii est recouverte de grandes ocelles sur le dos et sur les flancs. Daboia russelii siamensis porte  en supplément des taches plus petites entre chacune des ocelles.



Mœurs et habitats :

On la trouve du niveau de la mer jusqu’as 23000m d’altitude. Elle affectionne les taillis, les forêts claires ou les clairières herbeuses. Durant la journée elle passera la majorité de son temps à se chauffer au soleil. C’est durant la nuit qu’elle se déplacera pour chasser rats et oiseaux.






Terrain défriché en bordure d'une haie qui est un très bon abris naturel.





Terrain défriché avec de haute herbes bordant la lisière d'une forêt éclaircie. La vipère de russell appreciera particulièrement cette endroit lors de la saison des pluies.








Bosquets et terrain herbeux







Talus défriché en bordure de la forêt avec buissons et hautes herbes. Idéal lors de la saison des moussons.


Taxonomie :  

Daboia russelii siamensis
Daboia russelii formosensis
devenue Daboia russelii siamensis
Daboia russelii limitis
devenue Daboia russelii siamensis

Daboia russelii russelii
Daboia russelii pulchella  devenue Daboia russelii russelii


Venin :  

La quantité de venin produite par cette espèces est élevée. Même pour des jeunes (de moins d’une année) le rendement est de 10-70mg  lors d’une morsure. La toxicité du venin est très variable d’une population à l’autre et encore plus d’une sous espèce à l’autre.
Les premiers symptômes de la morsure sont de vives douleurs à l’endroit mordu, suivies directement par de forts gonflements locaux. Des saignements et autres symptômes hémorragiques apparaissent, après une vingtaine de minutes, la salive peut déjà présenter des traces de sang. La tension artérielle chute ainsi que la fréquence cardiaque. L’action du venin participe également à l’hémolyse des cellules. La formation de soufflure se produit à l’endroit mordu et peux remonter le long du membre atteint selon le degré d’envenimation. Les nécroses qui se forment sont généralement locales et ne s’étendent que dans des cas particulièrement graves et extrêmes. De très fortes douleurs subsistent durant 2-4 semaines, mais les symptômes les plus forts, en particulier les gonflements, sont à leur sommet entre 48-72H. Si les gonflements s’étendent jusqu’au tronc les temps seront considérablement réduit et l’envenimation pourra être qualifié de grave (relatif à une morsure occasionnée par Daboia russelii bien sûr). Des saignements gastriques et des défaillances rénales sont souvent observées. La mort peut survenir 1-14 jours suivant la morsure (et même encore plus loin selon certains cas).  

Il est aussi bon de mettre un accent sur le fait que le venin de Daboia russelii peut rendre stérile et générer sur le long terme une atrophie des parties génitales. Nous ne rentrerons pas dans les détails de ce phénomène car il reste jusqu’à présent encore mystérieux et peu documenté.    

Lors d’une morsure, cette vipère délivre une dose de venin comprise en 200 et 250mg alors que la dose mortel pour un homme est comprise entre 40 et 70mg.


(En comparant la LD-50 de Daboia russelii russelii et  Daboia russelii siamensis on se rend déjà bien compte de la différence d’une ssp à l’autre.)  

LD-50  Daboia russelii russelii
 

IV =  0,133 mg/kg
IP=  0,4 mg/kg
SC=  0,75 mg/kg    

LD-50  Daboia russelii siamensis
 

IV=  2,11 mg/kg
IP=  0,489 mg/kg
SC=  1,37 mg/kg  

Petit rappel : (IV = Intra Veineuse, IP = Intra Péritonéal, SC = Sous-cutanée)

La fiole de droite contient la dose injectée lors d'une morsure par Daboia russelii et la fiole de gauche correspond à la quantité necessaire pour tuer un homme adulte de taille et de poid moyen.







(Solution à base d'eau, de glucose et de bleu de Bromophénol. Nous avons utilisé cette solution afin d'être le plus proche possible du poid d'une solution à base de protéine tel que le venin qui est plus lourde que l'eau)

Maintien en captivité :  

Cette espèce nécessite un terrarium spacieux où elle pourra se déplacer aisément. De bonnes cachettes à diverses températures et quelques branchages accompagnés d’un grand bac d’eau fraiche ou elle ira boire régulièrement en plus des pulvérisations quotidiennes en hiver et hebdomadaire en saison sèche.
Au point chaud quelques pierres plates seront particulièrement appréciées surtout si celle-ci sont couvertes par un peu de végétations. La température au sol devra être comprise entre 28°C et 34°C et la nuit elle devra être abaissée aux alentours de 22-24°C.
Cette vipère de grande taille nécessite une attention particulière lors des manipulations car certains individus semblent très calme au premier contact et deviennent très nerveuse quand la situation devient stressante pour elles. Quand elles se sentent menacée elles se mettront à souffler bruyamment comme la majorité des vipères avant de mordre, mais certaine fois elles ne passent pas du tout par la « phase » d’avertissement et mordent sans prévenir. Il sied de préciser que cette espèce peut avoir une détente surprenante en cas de stress aïgu. En effet, repliée sur elle même, elle se jetera sur plus de la moitié de sa longueur en mordant en direction de l'agresseur / intrus.
Les rongeurs fourniront leur nourriture de la naissance à l’âge adulte.

Pour activer le cycle de reproduction une période hivernale sera nécessaire. On augmentera les pulvérisations au quotidien plutôt que tous les 3 ou 4 jours et la température sera baissé à 24°C environ et cela pendant 2 à 3 mois. Tout en continuant l’alimentation normalement mais en surveillant régulièrement la digestion (si celle-ci pose problèmes il faudra diminuer soit la taille des proies ou alors la fréquence des repas). Après cette période transitoire on isolera les vipères dans des boites individuellement et dans les conditions suivantes durant 1 bon mois sans les nourrir. 20°C dans un premier temps et ensuite 18°C  avec un substrat sec sans pulvérisations mais toujours avec un récipient d’eau régulièrement renouvelé et toute cette période se fera dans la nuit ou dans une lumière très faible. Une fois la fin de cette période on remettra les vipères de russell dans leur terrarium respectif en augmentant progressivement la température jusqu’à un point chaud allant jusqu’à 30°C. Après deux jours de remise en terrarium, quand la température attendra de nouveau les 24°C on pulvérisera quotidiennement dans un premier temps pour ensuite diminuer progressivement à 3 ou 4 pulvérisations hebdomadaire. Une fois que les femelles auront mué (environ 1-3 mois plus tard) le mâle commencera les préliminaires précédents l’accouplement à proprement dit. Cette période durera un certain temps de une à deux semaines en tout cas. Les accouplements à répétitions dureront à chaque fois de 1h jusqu’à 8 ou 9h. Les premiers étant généralement plus courts que les derniers. L’activité du mâle commencera après 5 ou 6 heure de lumière et 1 à 2 heures durant les premières heures de la nuit. Malgré un air peu farouche, la vipère de russell est très sensible au dérangement durant cette période. C’est pourquoi nous conseillons de couvrir la vitre avec un linge, en tout cas pour les débuts. La gestation des vipères de russell est passablement longue puisqu’elle peut dépasser les 8 mois. Le nombre de vipereaux par portée peu aisément dépassée les 25 petits. Les bébés mesureront entre 20 et 25cm à la naissance et grandiront rapidement durant la 1ere année pour atteindre 70-100cm. L’alimentation des jeunes ne pose en règle générale aucun problème.  







L'accouplement est souvent accompli dans un endroit à l'abri des regards


Conclusion personnelle :
Nous pensons que la difficulté de reproduire cette espèce en captivité vient peut être du fait que l’on retrouve cette vipère dans des biotopes et climats relativement différent et il est très difficile de connaître la provenance exacte de ses bêtes. Ceci a pour cause de réduire les chances de fournir aux serpents les paramètres adéquats à l’activation du cycle reproducteur lors de la période hivernale principalement.