Malgré sa taille impressionnante, son camouflage la rend
quasiment invisible en particulier aux yeux des hommes. Les paysans et autre
indigènes parcourant le chemin forestier quotidiennement croisent fréquemment
ces vipères et malheureusement parfois un pied s’égare et l’accident survient.
Elle ne mordra que rarement si on croise son chemin mais les accidents arrivent
lorsqu’on lui marche carrément dessus. Relativement peu d’accident sont dû à
cette vipère, mais quand ils arrivent ils sont toujours très graves. Si elle
est dérangée, comme la grande majorité des vipères elle se mettra à souffler
bruyamment.
Caché dans les feuilles et le substrat de la forêt
elles
attendent à l’affût qu’une proie passe à proximité. Une fois l’attaque
lancée elle
maintiendra sa proie dans sa gueule sans lâcher prise afin de ne pas
perdre son
repas. Avec sa corpulence elle perdrait beaucoup d’énergie à retrouver
sa
victime et pourrai également se la faire volé par un importuniste. Son
alimentations est composé de rongeurs et d'oiseaux se trouvant au sol.
Des villageois aurais surrpris de gros specimens manger de jeunes
gazelles mais biensûr une confusion avec un python ou alors le folklore
locale peut laisser place à baucoup de fabulations.
Venin :
La vipère du Gabon est munie des crochets venimeux les plus longs
(50 mm)
et d’une force colossal, c’est avec force et profondeur que le venin en très
grande quantité sera injecté.
Les symptômes sont les suivant :
La douleur et les gonflements apparaissent presque
immédiatement après la morsure. Suivrons la formation d’œdèmes hémorragique et
la nécrose des tissus qui peuvent déjà commencer dans les premières 12h.
Rapidement la victime sera en hypotension grave, problèmes cardiaques et
tachycardie (rythme cardiaque élevée) pouvant aller jusqu’à l’arrêt cardiaque. Perturbation de la coagulation, saignement des muqueuses,
Hématémèse (saignement des voies digestive par vomissement ou interne),
Ecchymoses (hématomes), Hémorragie interne et hémolyse (destruction des
globules rouges). Des œdèmes pulmonaires, tachypnée (ventilation accélérée) ou
dyspnée (difficulté respiratoire) sont relativement courant. D’autres problèmes rénaux et urinaires tel que l’hématurie
(présence de sang dans les urines) et insuffisance rénales grave apparaitrons
plus tardivement. Ainsi que nausées, forte fièvres et douleur abdominales.
L’antivenin qui est disponible en Suisse est : SAIMR polyvalent snake antivenom,
polyvalent, purified IG. Disponible
20x10ml, à noter qu’un traitement nécessite en général de 5 à 10 doses et
initialement 2x10ml.
DL50 (mg/kg) :
SC : 12,5
IV : 6,722
IP : 1,58
IM : 5,2
La dose délivrée correspond à 450mg à 600mg par morsure
et 400mg suffisent à tuer un homme
adulte de taille moyenne.
Rappel : SC= sous
cutanée, IV= intra veineux, IP= Intra péritonéal et IM= intra musculaire.
Même après quelques mois la taille des crochets est déjà impressionante.
Maintenance :
La taille de cette vipère est aussi conséquente que
l’attention qu’elle nécessite. La température ne devra en aucun cas dépasser 26°C sinon cette dernière
régurgitera ces repas et occasionnera des complications si elle exposé de
manière prolongée à des températures non-adaptée. La température diurne sera
comprise en 24-26°C
et la nuit elle ne devra pas chuter de plus de 2-3°C. On humidifiera
généreusement le terrarium 2 à 3 fois par semaine en prenant bien soin de vaporiser
sur l’animal même. Une bassine d’eau devra être installée même si elle n’ira y
boire que très rarement, elle boira surtout l’eau qui sera vaporisé.
Le substrat est essentiellement composé de tourbe blonde
avec une bonne épaisseu (8-15cm) pour permettre à la vipère de s’y enfouir
partiellement. La végétation offre de bon abris elle aimera s’y caché la
journée. La lumière ne devra pas être direct mais plutôt caché par une plante
ou alors une ampoule de faible puissance. La vipère du Gabon est un serpent
très lent, mais c’est de ca qu’il faut le plus se méfier car la détente et la
rapidité d’une morsure est stupéfiante et ne laisse guère la place au reflexe.
Durant les deux premières années environ les jeunes sont relativement mordeuses
et agressif mais elle se calme considérablement avec l’âge.
Les repas sont composé de rats et de jeunes rats pour les
individus plus jeunes, il faut faire attention à ne pas trop les nourrir car
elles ont tendance à devenir rapidement obèse.
Lors des manipulations il faut veiller à offrir deux points
d’appui pour les gros individus sans quoi elle pourrai se blesser sous leur
poids.
Pour activé le cycle reproducteur ont augmentera simplement
l’hygrométrie. Durant la période de l’accouplement les mâle ne se nourrissent
pas ou alors moins. La gestation est relativement longue puisqu’elle est proche
des 10-12 mois. Les portées sont en général nombreuses, entre 10 et 50 jeunes.
Les petits se nourrissent très facilement et ne nécessite que très rarement le
gavage. Quand ils naissent ils font 20-25cm avec déjà la corpulence qui est
propre à leur espèce ce qui permet de donner dès le départ de grosse proie. En
quelques semaines elles pourront déjà ingérer des souris adultes pour ensuite
passer au jeunes rats.
Bébé de quelques jours, déjà massive est capable de manger une souris adulte.